28 mars 2009
Confiserie de Pâques
En ces temps où les poussins en chocolat envahissent nos pâtisseries, boulangeries et autres confiseries. Je ne sais pourquoi me revient un souvenir de lointaines lectures. Rabelais...
Un extrait
La vie très horrifique du Grand Gargantua
Chapitre 13. Comment Grandgousier reconnut à l'invention d'un torche-cul la merveilleuse intelligence de Gargantua.
... Gargantua répondit qu'il s'y était pris de telle façon qu'il n'y avait pas dans tout le pays un garçon qui fut plus propre que lui.
" Comment cela? dit Grandgousier.
- J'ai découvert, répondit Gargantua, à la suite de longues et minutieuses recherches, un moyen de me torcher le cul. C'est le plus noble, le meilleur et le plus efficace qu'on ait jamais vu.
- Lequel? dit Grandgousier.
- C'est ce que je vais vour raconter à présent, dit Gargantua. Une fois, je me suis torché avec le cache-nez de velours d'une demoiselle, ce que je trouvai bon vu que sa douceur soyeuse me procura une bien grande volupté au fondement;
Une autre fois avec un chaperon de la même et le résultat fut identique;
Une autre fois avec un cache-col;
Une autre fois avec les cache-oreilles d'un chaperon de couleur vive, mais les dorures d'un tas de sphères de merde qui l'ornaient m'écorchèrent tout le derrière. Que le feu de saint Antoine brûle le trou du cul à l'orfèvre qui les a faites et à la demoiselle qui les portait;
" Ce mal me passa comme je me torchai avec un bonnet de page, bien emplumé à la Suisse.
Puis, alors que je fientais derrière un buisson, je trouvai un chat de mars et m'en torchai, mais ses griffes me déchirèrent tout le périnée. Ce dont je me guéris le lendemain en me torchant avec les gants de ma mère, bien parfumés de maljoin. Puis je me torchai avec de la sauge, du fenouil, de l'aneth, de la marjolaine, des roses, des feuilles de courges, de choux, de bettes, de vigne, de guimauve, de bouillon blanc ( c'est l'écarlate au cul ), de laitue et des feuilles d'épinards ( tout ça m'a fait une belle jambe ! ), avec de la mercuriale, de la persicaire, des orties, de la consoude, mais j'en caguais du sang comme un lombard, ce dont je fus guéri en me torchant avec ma braguette.
Puis, je me torchai avec les draps, les couvertures, les rideaux, avec un coussin, une carpette, un tapis de jeu, un torchon, une serviette, un mouchoir, un peignoir; tout cela me procura plus de plaisir que n'en ont les galeux quand on les étrille.
- C'est bien, dit Grandgousier, mais quel torche-cul trouvas-tu le meilleur?
- J'y arrivais, dit Gargantua; vous en saurez bientôt le fin mot. Je ma torchai avec du foin, de la paille, de la bauduffe, de la bourre, de la laine, du papier. Mais
Toujours laisse aux couilles une amorce
Qui son cul sale de papier torche
- Quoi ! dit Grandgousier, mon petit couillon, t'attaches-tu déjà au moule, vu que tu rimes déjà?
- Oui-da, mon roi, répondit Gargantua, je rime tant et plus et en rimant souvent je m'enrhume. Ecoutez ce que disent aux fienteurs les murs de nos cabinets :
Chieur,
Foireux,
Péteur,
Breneux,
Fécal
En cavale
Tu t'étales
Sur nous
Répugnant,
Puant,
Dégouttant,
Le feu saint Antoine puisse te rôtir
Si tous
Tes trous,
Béants
Tu ne torches avant de partir.
...
- Il n'est pas besoin de se torcher le cul s'il n'y a pas de saletés, dit Gargantua. Il ne peut y avoir de saletés si l'on n'a pas chié. Donc, il nous faut chier avant que de nous torcher le cul !
- Oh ! dit Grandgousier, que tu es plein de bon sens, mon petit bonhomme, un de ces jours je te ferai passer docteur en gai savoir, pardieu ! Car tu es bien en avance pour ton âge. Allez, je t'en prie, poursuis ce propos torcheculatif ...
- Après, dit Gargantua, je me torchai avec un couvre-chef, un oreiller, une pantoufle, une gibecière, un panier ( mais quel désagréable torche-cul ! ), puis avec un chapeau. Remarquez que parmi les chapeaux, les uns sont de feutre rasé, d'autres à poil, d'autres de velours, d'autres de taffetas. Le meilleur d'entre tous, c'est celui à poil, car il absterge excellemment la matière fécale. Puis, je me torchai avec une poule, un coq, un poulet, la peau d'un veau, un lièvre, un pigeon, un cormoran, un sac d'avocat, une cagoule, une coiffe, un leurre.
Mais pour conclure, je dis et je maintiens qu'il n'y a pas de meilleur torche-cul qu'un oison bien duveteux, pourvu qu'on lui tienne la tête entre les jambes. Croyez-m'en sur l'honneur, vous ressentez au trou du cul une volupté mirifique, tant à cause de la douceur de ce duvet qu'à cause de la bonne chaleur de l'oison qui se communique facilement du boyau du cul et des autres intestins jusqu'à la région du coeur et à celle du cerveau. Ne croyez pas que la béatitude des héros et des demis-dieux qui sont aux Champs Elysées tienne à leur asphodèle, à leur ambroisie ou à leur nectar comme disent les vieilles de par ici. Elle tient, à mon avis, à ce qu'ils se torchent le cul avec un oison; ...
La réserve de Gargantua....
25 mars 2009
Renaissance...
Voir naissance
18 mars 2009
Contrepoids.
Ces chers enfants, tout de même, ne les laissons pas avec ce monstre de WC Fields. Regardons un peu les frontons des écoles.
Carces, dans le Var. Est-ce un hasard s'il n'y a que la fille qui reçoivent les lauriers ? Il est de nos jours certaines personnes pour réclamer la séparation des sexes à l'école. Les garçons ainsi, ne seraient pas humiliés par la supériorité avérée des filles.
A quelques mètres de la pancarte du jeu de boules, à Saint-Etienne, le fronton d'une école maternelle, début du XXème. On y croyait...
Le Coteau, dans la Loire. Les putti accueillent les écoliers.
Saint-Just la Pendue, Loire. On était fier de son école publique en ce temps là. Même une école de filles avait droit à un fronton majestueux.
Pour mémoire, citons avec le plus grand respect notre Président :
“Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance”
15 mars 2009
Toujours des affiches...
(Orthographe aussi soignée que la typographie. Photo prise à Saint-Etienne.)
Cette belle déclaration me fait penser au regretté philosophe WC Fields qui écrivait
"Un homme qui n'aime ni les animaux ni les enfants ne peut pas être fonciérement mauvais"
(j'ai eu des chiens, j'ai des enfants...)
Une petite pensée émue ...
(photo sur Wikipédia)
12 mars 2009
Toujours des délits.
Dans une rue de Grenade, au moment de Noël, au premier étage d'un immeuble.
(Il manque la Vierge et l'enfant Jésus, pour cause de vol)
Un petit village de la Loire, Saint-Symphorien de Lay, Noël aussi (période de paix, gnangnan...)
Miss Marpple est sur l'affaire, des têtes vont tomber.
10 mars 2009
Le drame
Alors que la fête battait son plein,
Un vieux lavoir décoré était le cadre du drame. Une fois de plus la délinquance sauvage a frappé, même dans ces lieux paisibles ! Mais que font donc les autorités compétentes ?
09 mars 2009
Percée.
Mais qu'attendent-ils donc par ce beau matin glacial ?
Lui, bien sûr, il arrive...
Le tonneau de vin jaune, fierté du Jura
Cérémonie annuelle fort prisée. Pour de plus amples indications ici
Et cependant, contrepoint terrible de cette paisible dégustation, là-bas, le drame...
(La suite demain)
07 mars 2009
Journée de la femme
Trouvé au hasard de web
Premier, deuxième ou troisième degré ? Difficile de se prononcer ce jour !
02 mars 2009
Nouvelle profession : troueur de golf
Les joueurs de golf maladroits vont être compblés
Un fabricant de trou à la demande...
Saint-Paul (de Vence)
01 mars 2009
Retour sur quelques paysages joyeux.
Lorient
Ornan
Saint valérie en Caux
Charlieu. Une maison de gaulois qui a peur que le ciel lui tombe sur la tête.





























